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Les effets psychologiques de l’isolement au travail

Des facteurs de protection et de vulnérabilité face aux confinements

Boris Cyrulnick dit que nous pouvons nous inspirer des expériences passées de cellules de confinement qui ont pu avoir lieu dans le sud de la France. Celles-ci ont fait ressortir plusieurs points tels que : « Les personnes qui réussissent à bien vivre le confinement sont celles qui n’ont pas accumulé de facteurs de vulnérabilité auparavant. »

  • Quels sont ces facteurs de vulnérabilité ?
    Une famille difficile, la précarité sociale ou encore des traumatismes antérieurs. Dans ces cas, les personnes présentaient des symptômes d’angoisse au bout de quelques heures de confinement, voire des hallucinations.
  • A l’inverse les facteurs de protection qui permettent de mieux vivre un confinement seraient une famille stable, des diplômes, un métier intéressant, une richesse de langage, un réseau amical. Les personnes dotées de ces facteurs de protection présentaient parfois des angoisses mais très longtemps après le début du confinement.

Le vécu au travail pendant les confinements

Les enquêtes conduites à propos de l’impact de la Covid-19 sur les conditions de travail, telles que le sondage réalisé par l’Ifop et Sofaxis - groupe Relyens pour Acteurs Publics (28 octobre 2020) donnent des pistes de réflexion.

La moitié des fonctionnaires interrogés juge que la qualité de vie au travail n’est pas prise en compte par leur collectivité. Ils souhaitent des améliorations concernant la relation avec leurs supérieurs hiérarchiques, des horaires et rythmes de travail adaptés et un management moins vertical.

La capacité de l’organisation à développer l’autonomie des agents permet de diminuer les risques psychosociaux et les effets négatifs de la crise sur la santé des agents.

Sur ce point, la communication joue un rôle très important sur la perception qu’a une population de la crise. Prenons l’exemple de la Suisse (enquête Swiss Corona Stress Study, 2020) : pendant cette période de crise, le gouvernement a mis l’accent sur la responsabilité individuelle. Cela a eu un effet très positif pour le maintien du sentiment d’autonomie.

Il est donc recommandé de mettre en place des mesures pour limiter l’impact des facteurs de stress, notamment chez les populations à risque. La communication doit être transparente, cohérente et faire appel à la responsabilité individuelle et collective.

Les groupes de professionnels et les facteurs d’exposition

Il faut distinguer plusieurs types de personnels et plusieurs situations professionnelles vécues :

  • Le management :
    Il a particulièrement été surchargé pendant cette crise : charge de travail supplémentaire, entretiens à distance, isolement vis-à-vis de leur équipe, de leurs collègues managers, protocoles à mettre en place, nouvelle organisation du travail, adaptation aux changements de cap du gouvernement…
  • Les personnels en isolement total, privés de leur emploi : culpabilité, sentiment d’inutilité sociale, isolement social, ennui…
  • Les personnels en travail à distance : longueur et multiplicité des réunions à distance ou au contraire sentiment d’isolement, crainte que le manager ne voit pas le travail réalisé entraînant une tendance à travailler plus, difficultés en termes de compétences digitales (sentiment d’être dépassé ou incompétent), difficultés d’atteinte des objectifs, difficultés d’organisation vie personnelle / vie professionnelle (avec des différences potentielles entre les femmes et les hommes : les femmes ayant plus l’habitude d’ajuster leur organisation du travail en fonction des contraintes personnelles). Une consultation sur le travail à distance en situation de crise conduite par l’Anact fait ressortir, un vécu plus difficile du télétravail pour les personnels en autonomie restreinte sur leur poste de travail.
  • Les personnels en continuité de service : sentiment d’inégalité de traitement vis-à-vis des personnels restant à domicile, sentiment de manque de reconnaissance, peur de contracter la COVID, de ne pas être suffisamment protégé, situation d’agressivité en contact avec le public…

Chaque situation professionnelle vécue a pu générer chez les agents des difficultés, des ressentis négatifs et avoir des impacts sur leur santé.

Quelques chiffres

48 h après le 1er confinement la ligne 119 de l’enfance maltraitée était surchargée, et le pic des violences conjugales avait atteint un niveau faramineux.

En Suisse, la moitié des personnes interrogées au cours de l’enquête Swiss Corona Stress Study, a indiqué une augmentation de leur niveau de stress durant le confinement (symptômes dépressifs ont touchés 3 fois plus de personnes).

Le sondage mené par l’Ifop et Sofaxis - groupe Relyens pour Acteurs Publics (enquête en ligne du 11 au 25 septembre 2020) montre qu’1 agent public sur 3 juge que ses conditions de travail se sont dégradées durant la crise sanitaire.

Les mesures de protection à mettre en place : que faire pour anticiper d’autres crises ?

La prévention pendant le confinement

Exemples d’actions pouvant être mises en œuvre à différents niveaux : Institutionnel / Managérial / Individuel

Institution Management Agent
Mettre en place un protocole sanitaire pour communiquer sur les mesures de protection à disposition des agents, le maintien des activités et les conditions de mise en œuvre. Garder le contact avec ses collaborateurs : une communication régulière permet d’évaluer le bien-être. Maintenir une activité physique régulière ; Entretenir ses relations sociales ; Se montrer solidaire et attentif avec ses collègues.
Mettre en place des partenariats avec des structures de soutien psychologique. Evaluer la charge de travail et l’adapter à chacun. Veiller à ce que chacun s’adapte aux nouveaux modes d’organisation. Adapter les horaires de travail si possible pour faciliter l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle. Éviter les émissions sur la crise sanitaire.
Améliorer l’organisation Reconnaître l’investissement des personnels et ne pas nier les difficultés surmontées. Tirer, avec eux, les enseignements de cette période. Evoquer librement, avec les collaborateurs, les difficultés liées au travail et les effets sur leur santé psychique. Considérer les différences individuelles, ne pas minimiser les ressentis négatifs. Se montrer à l’écoute et savoir détecter les « signaux faibles » indiquant une potentielle souffrance (au travail). Alerter son manager en cas de difficultés. Faire des propositions d’adaptation de son temps de travail, ses objectifs.

La prévention en déconfinement

Institution Management Agent
Rassurer et communiquer sur les protocoles sanitaires en place, les mesures de protection. Réaccueillir les équipes : établir un bilan de la situation vécue (points positifs, points négatifs) et repenser l’organisation du travail avec les collectifs. Communiquer régulièrement avec vos collègues et votre responsable pour maintenir des liens d’entre-aide et de collaboration.
Mieux structurer le travail à distance ponctuel ou régulier pour éviter les situations difficiles voire la mise au chômage partiel faute d’équipements et d’organisations prévues pour télétravailler. Privilégier des actions favorisant les échanges et la cohésion d’équipe. Repenser l’organisation du travail en collectif. Communiquer sur les bonnes pratiques, vos souhaits d’évolution, vos craintes.
Porter et instaurer des moments d’échanges entre les collaborateurs, entre les managers pour faire le bilan de cette période et favoriser une organisation saine (ateliers de co-développement, réunions d’équipes, formations, sensibilisations…).   Faire appel aux relais prévention au sein de votre organisation en cas de difficultés : manager, direction, services de santé au travail.

Le numéro vert 0 800 13 00 00 « écoute, soutien et conseil aux télétravailleurs » pour les salariés qui se sentent particulièrement isolés ou vivent difficilement le télétravail.

Service téléphonique anonyme, gratuit et ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES :
L’Encéphale, Volume 46, Issue 3, Supplément, June 2020, Pages S43-S52
Article de recherche : Conséquences psychopathologiques du confinement Psychopathological consequences of confinement.
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/ S0013700620300750

SOFAXIS - GROUPE RELYENS VOUS ACCOMPAGNE AVEC :

  • des programmes de soutien psychologique (REPERE, REACTION, ATLAS)
  • le dispositif RESILIENCE
  • des formations en lien avec cette thématique (prévention des RPS, gestion des situations difficiles, conduite du changement, management, entretien de ré-accueil) et des parcours de formation en e-learning (Mieux communiquer et gérer les conflits, la prévention des RPS) www.sofaxis.com/formations

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composante essentielle de la performance durable
de votre structure

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Santé au travail
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Selon un article paru dans l’Encéphale, les effets connus des confinements sont l’ennui, l’isolement social, le stress, le manque de sommeil, l’anxiété, le trouble de stress post-traumatique, la dépression et les conduites suicidaires, les conduites addictives, les violences domestiques. Ces effets sont décrits par de nombreuses études mais la façon dont ces symptômes émergent est encore peu étudiée.

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Isolement
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Les risques liés aux activités des agents de la petite enfance

La fatigue occasionnée par de mauvaises postures prises dans la journée, les gestes répétitifs (ramasser les jouets, porter un enfant, ranger les chaises, débarrasser les tables...) accentuent le risque de contracter une lombalgie ou autre maladie du dos.

Ce que vous risquez

  • Maux de dos : troubles musculo-squelettiques, lombalgies.

Comment prévenir ces risques ?

  • Prendre et déposer un enfant au sol 
    Recherchez la participation de l'enfant. Mettez-vous en chevalier servant. Collez l'enfant à votre thorax puis redressez-vous en poussant sur vos jambes.
     
  • Porter un enfant 
    Maintenez toujours l'enfant le plus près de vous au niveau de votre poitrine. Portez toujours l'enfant face à vous et non sur votre hanche.
     
  • Nourrir un enfant
    Installez-vous confortablement. Assis(e) au sol, vous calerez votre dos contre un mur à l'aide d'un coussin. Assis(e) dans un fauteuil, calez-vous au dossier. Assis(e) dans un lit, n'oubliez pas de placer un oreiller dans votre dos.
     
  • Changer et baigner un enfant
    Réalisez le change et le bain de l'enfant à une hauteur définie selon votre taille et l'âge de l'enfant. Pendant toute la durée du soin, collez votre bassin au mobilier utilisé. Lorsque l'enfant marche seul, n'oubliez pas d'utiliser sa mobilité pour le faire accéder au plan de travail via les escaliers.
     
  • Coucher puis lever un enfant
    Descendez le côté amovible du lit, placez-vous de 3/4 face au lit et, en fente avant, fléchissez les jambes jusqu'à ce que vous puissiez déposer l'enfant. Le lever se fera dans la même position en pensant à ramener l'enfant rapidement contre vous lors de votre redressement.
     
  • Poser et retirer un enfant de sa poussette
    Placez-vous de 3/4 face à l'assise de la poussette. En fente avant, pliez les jambes pour déposer l'enfant dans la poussette. Pour retirer l'enfant, placez-vous de 3/4 face, jambes fléchies en fente avant et remontez l'enfant sans à-coups.

Il est essentiel de pratiquer les bonnes postures pour préserver votre dos, le mobilier de la petite enfance n'étant pas adapté aux adultes.

La vie en collectivité dans les structures de petite enfance suppose de nombreux contacts au quotidien, ce qui accentue le risque de contracter des maladies. 

Ce que vous risquez :

  • Maladies infectieuses : Hépatite A, Hépatite B, Tuberculose et cytomégalovirus.

  • Pathologies dermatologiques : eczémas, allergies de contact... Leur transmission peut se faire entre enfants, de vous vers l'enfant ou de l'enfant vers vous. Les voies peuvent être aériennes, par la bouche, les selles ou le sang, par de petites blessures, des morsures et par la salive.

Comment vous protéger ?

  • Vous devez être vacciné(e) contre le BCG (Bacille de Calmette-Guérin), le DTP (Diphtérie-Tétanos-Polio) et l'hépatite B. La vaccination contre l'hépatite A, la rougeole, la varicelle, les oreillons et la rubéole pour les femmes en âge de procréer est recommandée.
     
  • Lavez-vous les mains régulièrement pour éliminer les bactéries (rhume, gastro-entérite, grippe...).
     
  • Portez des gants lorsque vous nettoyer les sanitaires ou changez un enfant.
     
  • Portez une tenue de travail pour éviter la transmission des bactéries sur vos propres vêtements.
     
  • Assurez-vous de l'hygiène des locaux et du matériel qu'ils contiennent (fond des caisses de jouets, poignées de portes, sanitaires...).
     
  • Compartimentez vos tenues dans le vestiaire pour éviter la transmission des bactéries entre vêtements.
     
  • Ne fumez pas sur votre lieu de travail pour respecter la santé des enfants. Evitez de porter vos mains à la bouche. 
     
  • Ne mangez pas ou ne buvez pas sur votre lieu de travail, mais plutôt dans la salle de pause réservée au personnel.

L'utilisation quotidienne de produits ménagers, produits de toilettes et d'hygiène présente de nombreux dangers pouvant être maîtrisés si l'on respecte les règles élémentaires de sécurité.

Ce que vous risquez :

L'intoxication :

  • ... par contact avec les yeux
  • ... par inhalation
  • ... par contact cutané
  • ... par ingestion

Comment vous protéger ? 

  • Limiter l'utilisation de produits dangereux.
     
  • Respecter les règles de stockage :
    - un local ventilé, incombustible et fermé à clé,
    - un sol imperméable,
    - une cuvette de rétention.
     
  • Munissez-vous d'équipements de protection individuelle adaptés à l'activité : lunettes, gants, vêtements, sabots...
     
  • Identifiez les dangers pour prévenir tout risque, apprenez à reconnaitre les symboles de danger inscrits sur l'étiquette.

L'intoxication provoque des irritations, des symptômes allergiques, des brûlures, des conjonctivites (projection dans les yeux), des sinusites, des bronchites (inhalation des vapeurs de produit), de fortes douleurs abdominales en cas d'ingestion accidentelle.
En cas de projections de produits sur la peau ou les yeux, rincez abondamment à l'eau froide. Avertissez votre responsable. 

Le risque d'électrocution existe dans le cadre des activités de nettoyage avec des équipements électriques du type monobrossage.

Ce que vous risquez :

  • Contraction des muscles,
     
  • Brûlures superficielles au niveau de la zone de contact,
     
  • Asphyxie, syncope pouvant conduire au décès par le contact direct avec l'énergie électrique.

Comment prévenir ces risques ?

  • Travailler toujours les pieds au sec,
     
  • Essuyer vos mains avant de brancher ou débrancher les appareils,
     
  • Signalez les outils, matériels ou prises détériorés à votre responsable,
     
  • Débranchez les appareils depuis la prise et non en tirant sur le fil,
     
  • Lors d'un changement d'outil, débranchez systématiquement l'appareil,
     
  • Ne laissez pas les câbles traîner devant la monobrosse, mettez-les sur l'épaule,
     
  • Branchez le fil de l'appareil derrière vous, 
     
  • Travaillez du fond de la pièce vers l'entrée.

En cas d'accident de nature électrique, évitez de toucher la victime ou l'appareil électrique, coupez d'abord le courant. 
Les prises de courant chaudes ou tièdes sont parfois signe de problème liés à un cablage non sécurisé. Ne branchez rien et avertissez votre responsable.

Les chutes de plain-pied ou dans les escaliers représentent la première cause d'accident dans le cadre des activités de nettoyage.

Comment vous protéger ? 

  • Signalez à votre responsable tout éclairage insuffisant ou défectueux, les fuites de liquides, les sols abîmés ou dangereux : revêtement plastique corné, carrelage cassé, absence de barres de seuil...
     
  • Lorsque vous nettoyez ou dépoussiérez le haut des armoires, ou accrochez des décorations dans les salles, utilisez un matériel approprié tel qu'une perche télescopique,
     
  • Munissez-vous d'équipements de protection individuelle : sabots anti-dérapants.

En cas de chute constatée, protégez la victime (éviter que d'autres personnes ne la gênent) et avertissez immédiatement un responsable.

L'activité de restauration, dangereuse et parfois réalisée dans la précipitation, engendre des accidents de brûlure importants.

Comment vous protéger ? 

  • Munissez-vous des équipements de protection individuelle fournis par votre responsable :

En cas de brûlure, rincez la plaie à l'eau froide pendant 15 minutes au minimum. A défaut, la brûlure continue d'affecter les cellules en dessous de l'épiderme. 

En cas d'incendie !

Donnez l'alerte en :

  • Appelant très vite le 18
  • Donnant le nom, le numéro de téléphone et l'adresse précise (nom de la commune...) du lieu de l'incendie
  • Expliquant si besoin comment y accéder rapidement
  • Ne raccrochant pas avant que l'interlocuteur ne le demande 

Luttez si possible contre le feu, sans prendre de risque :

  • Evacuez en rasant le sol, pour ne pas inhaler la fumée (l'air frais se trouve au niveau du sol)
  • Avant de sortir, refermez les portes et fenêtres derrière vous
  • Coupez les fluides énergétiques en quittant la pièce (gaz, électricité)
  • N'ouvrez pas une porte si elle est brûlante. Utilisez un autre itinéraire de sortie, ou réfugiez-vous sur un balcon ou à la fenêtre, et manifestez-vous afin que les secours puissent vous évacuer. 

Vous êtes bloqué(e) dans une pièce par le feu :

  • Fermez la porte
  • Bouchez au maximum les espaces libres entre la porte et le linteau avec des tissus (chiffons, draps) mouillés de préférence
  • Arrosez la porte si possible car elle résistera plus longtemps au feu 

Quand les sapeurs-pompiers arrivent, fournissez tous les renseignements disponibles sur l'incendie (pièce d'origine du feu, localisation des produits dangereux...)

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Santé au travail
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Les agents travaillant dans une structure d'accueil pour enfants de 0 à 4 ans doivent assurer l'entretien des locaux, le service de cantine ou une activité de puériculture... La diversité des tâches accomplies soumettent les agents à de nombreux risques. 

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agents de la petite enfance
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Trop de visioconférences : risque de fatigue chronique

Les visioconférences … les conséquences

Le « Zoom fatigue » tire son nom de la plateforme américaine de réunions virtuelles.

Les signes de la « Zoom fatigue » ressemblent étrangement à ceux décrits par les adeptes des réseaux sociaux, mais ne surviennent qu’en journée et pendant la semaine de travail :

Les symptômes sont :

  • Une sensation de fatigue ;
  • Un sentiment d’épuisement psychologique ;
  • Du stress ;
  • Des troubles du comportement ;
  • De l’agressivité, irritabilité, nervosité, impatience ;
  • Des problèmes de concentration.
     

Le phénomène s’amplifie de semaine en semaine, de mois en mois, avec de plus en plus de personnes qui ressentent un sentiment permanent de fatigue psychologique. Une fatigue psychologique qui impacte forcément la qualité de vie des salariés et donc leur vie personnelle, mais aussi la qualité de leur travail, en dehors des visioconférences.

Les conséquences sur la santé des salariés sont déjà perceptibles. Une récente étude indique que plus de la moitié d’entre eux ressent de la lassitude à l’idée d’assister à une visioconférence.

Les causes du BURN-OUT des visioconférences

Les chercheurs de l’université de Stanford ont créé un outil d’auto-évaluation en ligne pour déterminer son niveau de fatigue par rapport aux visioconférences.  

Les études menées expliquent ces symptômes par un déséquilibre entre la communication non verbale et la communication verbale.

En effet, la communication, et donc l’attention, est très différente entre une réunion en présentiel et une visioconférence. La fatigue psychologique a plusieurs raisons selon cette étude :

  • Une fréquence élevée des réunions en visio ;
  • Les regards directs entre deux personnes ;
  • Un effet gros plan marqué ;
  • L’obligation de rester attentif tout au long de la visioconférence ;
  • Un manque d’échange direct entre les participants ;
  • L’absence de perception des signes de communication non verbale (gestes, expressions du visage, attitude corporelle, …) ;
  • Le poids psychologique de l’obligation de se regarder soi-même.

Quelques astuces pour prévenir la « ZOOM FATIGUE »

Pour limiter l’impact psychologique des visioconférences, les spécialistes suggèrent plusieurs astuces, tant que les réunions en présentiel ne peuvent pas avoir lieu :

  • Limiter la durée des visioconférences à 45 minutes maximum ;
  • Espacer les réunions ;
  • Prévoir un temps entre 2 visio pour se dégourdir les jambes ou se préparer une boisson chaude ;
  • Remplacer les visioconférences par des échanges téléphoniques lorsque l’on appelle qu’une personne.

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Santé au travail
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L’épidémie de la Covid-19 a profondément modifié les habitudes de travail : règle du télétravail, recours récurrent aux visioconférences, port du masque au bureau, …

Quelles sont les conséquences de ce nouveau mode de vie au travail sur la santé ?

Selon de récentes études, la multiplication des visioconférences pourrait induire une fatigue chronique (burn-out de la visioconférence), que les anglo-saxons ont surnommé la « Zoom fatigue ».

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Visioconférences fatigue visuelle
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Illuminations de Noël : prévenir les chutes et les chocs

Lors de la pose d’illuminations de Noël, trois grandes causes d’accidents de service sont à craindre :
• la chute, la hauteur de pose des guirlandes étant généralement de l’ordre de 5 mètres,
• le choc électrique, soit par contact direct, soit par contact indirect dans le cas, par exemple, d’un appareil défectueux ou présentant un défaut d’isolement,
• la chute d’installations et de guirlandes mal fixées.

Le code du Travail précise dans ses articles R. 4323-58 et suivants, modifiés par le décret n° 2004-924 du 1er septembre 2004, les conditions dans lesquelles les travaux temporaires en hauteur doivent être réalisés.
Le maire a donc l’obligation de mettre en place les mesures de protection nécessaires en fonction de l’évaluation des risques effectuée au préalable.

La plus pertinente ici est l’utilisation de nacelles élévatrices. Il est bon également de rappeler que, selon la réglementation, les échelles ne sont pas des postes de travail mais des moyens d’accès.

Le code du Travail précise dans ses articles R. 4323-55 et suivants, les conditions dans lesquelles seuls les agents ayant reçu une formation adéquate peuvent piloter des nacelles (ex : CACES décrit par la recommandation R. 486 de la CNAM). Depuis le 5 décembre 2000, les conducteurs doivent également posséder une autorisation de conduite.
Cette autorisation est délivrée par l’Autorité territoriale, suite à une formation sanctionnée par un examen et à une visite médicale réalisée par le service de Médecine Professionnelle et Préventive.

L’Autorité territoriale doit toujours avoir à l’esprit la protection de la santé et de la sécurité de ses agents. Le meilleur moyen est de s’assurer que les matériels électriques respectent les règlements et normes en vigueur.
Les règles de sécurité électrique concernant les illuminations de Noël sont notamment définies par la Norme NF C17-200.

Le but de ces normes est la protection contre les chocs électriques dus à des contacts directs (contact avec un fil dénudé par exemple) ou dus à des contacts indirects (contact avec une masse mise sous tension par suite d’un défaut d’isolement).

La responsabilité pénale de l’élu peut être engagée en cas de non-respect de ces normes, synonyme de non-conformité à la réglementation. C’est sur ce terrain que le juge mènera ses investigations.

• détenant un certificat médical leur permettant d’effectuer ce type d’intervention,
• possédant la qualification technique requise,
• qui ont suivi une formation à la sécurité électrique.

Il n’existe pas d’habilitation électrique « pose d’illumination ». L’habilitation électrique est choisie en fonction de plusieurs critères, dont :
• le domaine d’intervention : très basse tension <50 volts, basse tension <1000 volts, haute tension >1000 volts,
• la nature de l’activité : raccordement sur installation électrique exposant à un risque de contact (activité pour
électricien) ou simple branchement d’une prise électrique déjà montée (activité pour un non électricien).

En fonction de cette analyse préalable des risques, l’Autorité territoriale identifie l’habilitation correspondante.

C’est à la commune de décider des dates de début et de fin d’illumination, dans des délais raisonnables, bien entendu. Ces dates étant arrêtées et connues longtemps à l’avance, il est recommandé d’établir un plan de maintenance de pose et de dépose afin que ces travaux soient effectués dans les meilleures conditions possibles.

Une commune a la possibilité de faire intervenir une entreprise extérieure pour poser ses illuminations de Noël. Obligation est alors faite à la collectivité de rédiger, en collaboration avec l’entreprise intervenante, un plan de prévention.

Ce plan a pour but de coordonner les actions de chacun et d’assurer la protection du public et des professionnels. Son contenu doit préciser les secteurs d’intervention, matérialiser les zones de danger et recenser les types de danger, tout comme les moyens de les prévenir.

En cas d’accident, la jurisprudence tend à attribuer la responsabilité à l’entreprise utilisatrice, donc à la collectivité.

FORMER AUX PREMIERS SECOURS

La réglementation précise, dans l’article 13 du décret n° 85-603 du 10 juin 1985 modifié, l’obligation d’organiser des actions de formation à l’hygiène et à la sécurité du travail au profit des agents des collectivités territoriales. Ainsi, dans chaque service où sont effectués des travaux dangereux, un ou plusieurs agents doivent recevoir une formation aux premiers secours.

ILLUMINATIONS SOUS HABILITATION

Pour installer des illuminations, les niveaux d’habilitation requis sont de 5 types :                                             
• B1 : électricien travaillant hors tension,
• B1T : électricien travaillant sous basse tension,
• B2 : chargé de travaux hors tension,
• B2T : chargé de travaux basse tension,
• BC : chargé de consignation.

Système de classification des habilitations électriques

Que dit la réglementation en cas de danger ?

Le décret n° 2000-542 du 16 juin 2000 introduit la notion de droit de retrait en cas de danger grave et imminent.

Ce droit ne peut être exercé qu’en cas de danger grave, pouvant entraîner des blessures graves, voire mortelles.
Ce danger doit être imminent, le risque pouvant donc se produire dans un délai très court.

Si ces deux conditions sont réunies, l’agent peut se retirer après s’être obligatoirement assuré que sa décision n’aura pas pour conséquence de mettre autrui en danger.

Ce retrait doit, par ailleurs, être immédiatement suivi d’une procédure d’alerte auprès du supérieur hiérarchique.
Personne n’a, dès lors, le droit de travailler sur ce poste tant qu’une enquête n’a pas été effectuée et aussi longtemps que le problème n’a pas été résolu.

On notera qu’un agent ayant un motif raisonnable de penser qu’il était en situation de danger grave et imminent ne peut être sanctionné.

Ainsi, un agent qui posait des illuminations de Noël a refusé de monter sur une échelle, elle-même posée dans un godet de tracteur. Le juge lui a donné raison. Arrêt du Tribunal Administratif de Besançon n° 960071 du 10 octobre 1996, M. Patrick Glory, commune de Chatenois-les-Forges.

RÉFÉRENCES

• Le guide UTE C17-202, “Installations d’illumination par guirlandes et motifs lumineux dans le domaine public”, précise les règles de la Norme NF C 17-200, Installation d’éclairage public.
• Les guirlandes doivent être conformes à la Norme EN 60598-2-20.

Contact utile :
UTE (Union Technique de l’Electricité)
Téléphone : 01 40 93 62 00
Fax : 01 40 93 89 24
Internet : www.ute-asso.fr
E-mail : ute@ute-asso.fr

Découvrez la solution sur mesure de Sofaxis - groupe Relyens pour la Prévention et la Santé au travail

Si la thématique de santé au travail et de QVT vous concerne et vous intéresse, vous ou votre collectivité territoriale, Sofaxis - groupe Relyens, le Manager des risques partenaire des acteurs territoriaux en France, vous propose une offre sur mesure de gestion de la qualité de vie au travail de vos agents. 

PSC dans la FPT

Prévention et Santé au Travail

En savoir plus
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Santé au travail
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Annuellement, on ne déplore pas moins de 100 000 accidents* de service avec arrêt et 150 décès* dus à des chutes de hauteur. De plus, près de 900 accidents* de service se produisent lors de travaux sur des équipements électriques. À l'approche des fêtes de fin d'année, cet article Enjeux Prévention vous propose de faire le point sur un sujet d'actualité : la pose et la pose des illuminations de Noël, activités qui ne sont pas sans risque...
* source : Sofaxis

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Télétravail et confinement : attention à la sécheresse oculaire

La sécheresse oculaire se manifeste par des picotements au niveau des yeux, des troubles de la vision, des migraines… Elle peut notamment être causée par le manque d’humidité sur la cornée : manque lié à différents facteurs tels que l’humidité environnante, les écrans, etc.

Les ophtalmologues ont remarqué une hausse du nombre de patients souffrant de sécheresse oculaire depuis les différentes périodes de confinement.

Deux principales causes peuvent être mises en avant :

  • le taux d’humidité plus faible en intérieur qu’en extérieur qui a tendance à assécher l’œil,
  • le port du masque qui assèche les yeux car l’air expiré ressort par le haut du masque en direction des yeux.

Outre le taux d’humidité et le port du masque, le travail sur ordinateur a également un impact important sur nos yeux. En effet, lorsque l’on travaille sur ordinateur, le réflexe de clignement des yeux a tendance à être oublié, accentuant le risque de sécheresse oculaire. Selon un sondage Ophtalmic réalisé par l’Ifop, le nombre d’heures sur écran a considérablement augmenté et peut arriver à 10 heures par jour pour certaines personnes.

 

Afin d’éviter ce problème, pensez à adopter les bons réflexes :

  • Etre attentif au choix de son masque, afin que ce dernier soit adapté à son visage.
  • Utiliser des collyres lubrifiants.
  • Aérer les pièces afin d’humidifier l’air.
  • Eviter la climatisation et le ventilateur dirigés directement vers le visage.
  • Opter pour un humidificateur d’air.
  • Adapter l’écran : sa position doit être optimale (ni trop près, ni trop loin), ainsi que sa luminosité mais aussi celle de la pièce dans laquelle on se trouve.
  • Faire des pauses pour profiter de la lumière naturelle.

Pensez à ce moyen mnémotechnique avec la règle anglo-saxonne des 3x20 : 

Faire une pause de 20 secondes toutes les 20 minutes en regardant à 20 pieds, soit environ 6 mètres.

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Santé au travail
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Durant cette période particulière de crise sanitaire, nos yeux sont soumis à des facteurs externes qui peuvent les agresser et ainsi provoquer des sècheresses oculaires.

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sècheresse oculaire
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Déconfinement et retour au bureau : quelles craintes et quels accompagnements ?

collectivités territoriales et responsabilité sociétale des organisations
prévention des risques professionnels pour un élu
collaborateurs
Nos conseils en management des risques - focus Covid-19

Quelles peuvent être les craintes ?

Peur de la contamination, attitude de jugement, panique dans les transports, longue réadaptation au travail, besoin de surconsommation, comportements impulsifs et excessifs (par surcompensation)... Les craintes peuvent être nombreuses, mais pour la majorité d’entre nous le déconfinement et le retour au travail se dérouleront sans encombre. Nous sommes tous doués de capacité d’adaptation ! Pour autant, cette période n’est pas anodine et selon certains psychologues,on pourrait craindre une augmentation des phobies sociales comme l'agoraphobie (peur de la foule, d'un lieu d'où il est difficile d'être secouru), l'anthropophobie (la peur des gens), la blemmophobie (peur du regard des autres, d'être jugé ou perçu comme anormal) ou encore le syndrome de la cabane, aussi appelé le syndrome de l'escargot (peur de sortir de son lieu d'enfermement, préservé de toutes agressions extérieures).

Quelques points de repères

Face à un événement potentiellement traumatisant, les personnes peuvent suivre plusieurs phases qui vont varier en temps selon les personnes. Votre rôle en tant que manager : normaliser les situations et les réactions phase après phase.

Comment détecter et accompagner ?

Après avoir pris contact avec les agents et déterminé avec eux leurs conditions de reprise, de sécurité, de priorité d’actions et de tâches, vous allez les accueillir. Quelques idées pour favoriser la prévention des RPS :

  • Organiser un temps d’entretien individuel afin d’aborder avec lui son vécu, ses ressentis vis-à-vis de la reprise, ses difficultés éventuelles. Lors de cet entretien, il est primordial d’être attentif aux signes comportementaux de votre agent : aux changements de comportements, à la présence de symptômes telles qu’une fatigue émotionnelle, une perte de motivation.
  • Les sujets à aborder : leurs ressentis (proposer des listes d’adjectifs pour certains peut aider), leurs besoins, l’organisation du travail et le sens de leur travail, leur satisfaction au travail.
  • Déterminer avec votre équipe des moments rituels : l’objectif étant de favoriser un sentiment de sécurité et de confiance en définissant avec les agents le fonctionnement du service.

Exemples de questions

  • Comment envisagez-vous votre reprise ? Avez-vous des attentes, des craintes ?
  • Quelles sont les difficultés que vous pensez rencontrer dans le cadre de votre reprise ?
  • Ressentez-vous le besoin d'être accompagné pour la réalisation de certaines activités ou pour vous sentir mieux ?
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Déconfinement et retour au bureau : quelles peuvent être les craintes des agents et comment les accompagner ? C'est à cette question d'actualité pour toutes les entreprises que les experts Sofaxis répondent.

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Organiser les lieux de vie : les espaces de pause

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Permettre aux agents d’effectuer des pauses de qualité et en sécurité, c’est préserver leur bien-être et leur qualité de vie au travail. Pour ce faire, restez à l’écoute des besoins et des pratiques pré-COVID19.

Conseils pour les salles de pause et de restauration

  • Ne plus utiliser le matériel mis habituellement à disposition pour le collectif (frigo, micro-ondes, ustensiles, couverts, bouilloire, cafetière, fontaine à eau...).
  • Envisager la proposition de bouteilles d’eau ou de gourdes afin de répondre à l’obligation de fournir de l’eau potable aux agents.
  • Sensibiliser le personnel à amener ce dont il a besoin (repas froid dans un sac isotherme, couverts, bouteille d’eau/gourde, thermos pour une utilisation individuelle, tasse).
  • Demander aux agents de laver leur matériel chez eux.
  • Faciliter la prise de repas des agents à leur domicile afin de limiter la présence du personnel dans ces espaces. Il est également possible d’étudier la levée de l’interdiction de manger au bureau le temps de la reprise.
  • Si ces options ne sont pas envisageables ou demeurent insuffisantes, adapter l’espace (manger en quinconce, enlever et placer les chaises pour respecter les mesures de distanciation, espacer les tables, séparations en plexiglass...) et l’organisation (attribuer des créneaux par service afin de de réguler l’afflux du midi...).
  • Aérer au minimum 3 fois par jour (matin, midi, soir) par cycle de 15 minutes.
  • Nettoyer (assises, tables, poignées, interrupteurs...) au minimum deux fois par jour (organisation selon l’utilisation liée à la pause méridienne).

Cas particuliers des SELFS

  • Adapter les postes de travail du personnel servant les agents (vitres plexiglass, EPC/EPI, distanciation, organisation...).
  • Tout comme la salle de restauration, l’organisation de créneaux horaires par service permettra de mieux gérer le flux des agents.Faciliter la prise de repas à domicile ou étudier la levée de l’interdiction de manger au bureau le temps de la reprise peuvent également être des solutions.
  • Mettre du gel hydro-alcoolique à disposition près de l’entrée du SELF et de la caisse.
  • Être vigilant sur la distanciation dans la file d’attente et sur les différents îlots (1 mètre).
  • Arrêter les fontaines à eau et retirer les salières, poivrières, cruches (à remplacer par du matériel individuel : bouteilles d’eau, sachets à usage unique...).
  • Étudier la possibilité de faire porter un masque lors du passage des agents dans cet espace.
  • Aérer et nettoyer avant le premier service, si possible entre les services et à la fin du dernier service.

Et surtout ne pas oublier les espaces fumeurs

  • Préférer un endroit bien aéré et ventilé en extérieur à une cour intérieure ou un fumoir.
  • Éviter le gel hydro-alcoolique avant une pause cigarette (risque de brûlure: alcool + feu). Sensibiliser les agents à l’importance de se laver les mains avec de l’eau et du savon liquide avant de fumer.
  • Fumer nécessite une expiration de l’air plus prononcée que normalement : faire respecter 2 mètres de distanciation entre les fumeurs.
  • Préférer la pause cigarette individuelle à celle en groupe (nécessite une tolérance de l’organisation du travail).
  • Être vigilant concernant la gestion des déchets liée aux mégots (contact avec la bouche, les mains).
  • Rappeler aux agents qu’il ne faut pas toucher la cigarette d’un autre agent (e-cigarette, donner une cigarette).

Pour plus d’informations sur le sujet, consultez le site du Ministère du Travail.

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Les lieux de vie communs au travail, notamment les espaces de pause, représentent des espaces exposant les agents de manière bien particulière au risque COVID-19. Afin d’être harmonieux dans la gestion de ce risque, il demeure important de ne pas oublier ces espaces et d’y appliquer des moyens de prévention adaptés.

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Organiser les lieux de vie : les espaces de déplacement

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Conseils pour les couloirs et les portes

  • Établir un sens unique dans les couloirs où cela est possible, à double sens lorsque cela est impossible (la matérialisation demeure un facteur clé).
  • Désinfecter régulièrement les poignées des locaux plusieurs fois par jour (nommer un responsable par service).
  • Agir sur l’organisation du travail, notamment pour limiter le flux des agents circulant dans les locaux (horaires d’arrivée et de départ...).
  • Demander aux agents de limiter les déplacements au sein des locaux au minimum durant leur travail (préférer les mails, les appels, les visioconférences).
  • Se renseigner sur les moyens existants pour ne plus toucher les portes avec les mains (au niveau de la poignée ou au niveau du bas de porte, à saisir avec le pied, système individuel type stylo ou crochet).
  • Étudier les possibilités pour créer des portes de sortie différentes des portes d’entrée.
  • Mettre du gel hydro-alcoolique à disposition près de la porte d’entrée et de systématiser son utilisation lors de l’arrivée de l’agent.

Conseils pour les escaliers et les ascenseurs

  • Réserver l’utilisation de l’ascenseur selon la ou les priorité(s) les plus adaptées à votre contexte (montée/descente, à partir du 3ème étage, seulement à certains agents...).
  • Dans tous les cas, chercher à limiter l’utilisation de l’ascenseur à une seule personne à la fois.
  • Si des escaliers de secours sont présents, réfléchir aux possibilités d’utilisation pour créer un sens unique dans les escaliers.
  • Dans l’objectif d’un double sens de circulation sur le long terme, étudier l’installation de rambardes des deux côtés de l’escalier. Ces dernières limiteront le risque de chute généré par une montée et une descente sans possibilité de se rattraper à une rambarde.
  • Organiser le flux des agents circulant dans les locaux pour le limiter (horaires d’arrivée et de départ...).
  • Étudier la possibilité de mettre du gel hydro-alcoolique à disposition près de l’ascenseur et près des escaliers si le contexte le justifie (porte, rambarde).

Conseils pour le parking, un espace à ne pas oublier

  • Tout comme les autres espaces, il est possible d’agir sur l’organisation du travail pour limiter le flux des agents (horaires d’arrivée et de départ...).
  • Sonder les agents afin de savoir si la taille du parking ne créera pas de risque. En effet, le nombre de véhicules peut aussi bien diminuer (mise en place d’un télétravail durable) qu’augmenter (les agents n’effectuent plus de covoiturage, ne prennent plus les transports en commun...). Également, la taille du parking peut être un sujet déjà abordé (insuffisant ou trop limité pour le nombre d’agents).
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Les lieux de vie communs au travail (espaces de déplacement, sanitaires, espaces de restauration...) représentent des espaces exposant les agents de manière bien particulière au risque COVID-19. Afin d’être harmonieux dans la gestion de ce risque, il demeure important de ne pas oublier ces espaces et d’y appliquer des moyens de prévention adaptés.

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Les écoles de musique

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"Tout pour la musique" (F.Gall)

  • Une désinfection quotidienne (à minima) des locaux doit être assurée.
  • Du gel hydro alcoolique et des masques doivent être fournis pour les enseignants et les élèves.
  • Une aération naturelle doit pouvoir s’effectuer dans les salles de cours. Les salles climatisées dont les fenêtres ne peuvent pas s’ouvrir ainsi que celles en sous-sol sont inutilisables.
  • Réorganisation de l’activité : éviter autant que possible le croisement des personnes. Organiser des circuits au sein des bâtiments et prévoir une signalétique pour faciliter le respect de la règle de distanciation (4m² d’espaces réservés pour chaque individu). Favoriser une organisation par groupe d’élèves sur une période de 15 jours et la mise en place de salles attitrées pour chaque groupe pour la même durée.
  • Nettoyage et usage des différents instruments : favoriser une désinfection régulière des instruments. Il est vivement conseillé de réaliser l’activité avec les instruments personnels des élèves. Pour les cuivres, le port du masque peut compromettre l’activité, il est donc recommandé d’utiliser toujours le même instrument (à minima pour une durée de 30 jours).
  • Le stockage des instruments doit pouvoir être réalisé dans la même salle pendant une durée de 15 jours.

"Corona Minus" (Aldebert)

Au regard des contraintes sanitaires et des difficultés techniques de mise en œuvre qu’elles peuvent engendrer pour certains établissements, il est recommandé de favoriser et/ou de poursuivre l’enseignement à distance. Néanmoins, le respect des gestes barrières permet de réduire grandement l’exposition aux risques, d’autant plus qu’il est relativement aisé de les transmettre aux plus jeunes avec une approche ludo-éducative.

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L’application des gestes barrières (https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus) reste la règle essentielle pour protéger la santé des agents et du public, tout en assurant les missions du service public. Des normes s’appliquant à toutes les professions ont été définies mais, par définition, elles ne sont pas adaptées aux différentes activités professionnelles. Par conséquent, il est préconisé d’adapter l’organisation en fonction de la spécificité de l’activité.

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L'accueil du public

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Protéger les agents

  • L’application des gestes barrières reste la règle essentielle pour protéger les agents (https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus).
  • En complément,la collectivité doit organiser le nettoyage complet et la désinfection des locaux et postes de travail. Une attention particulière devra être portée sur les postes de travail partagés entre plusieurs agents, la collectivité pouvant s’organiser pour qu’il n’y ait pas de mutualisation des équipements.
  • L’aération des locaux, trois fois par jour par période 15 minutes, est à organiser pour limiter les risques de propagation du virus.
  • Qu’il s’agisse d’un bénéficiaire du CCAS, d’une personne réalisant une démarche d’état civil, l’agent devra, autant que possible, ne pas rentrer en contact avec des documents. Il devra demander à ce que ces derniers lui soient présentés.
  • Un plan de nettoyage pourra être établi avec périodicité et suivi : des surfaces et équipements de travail, des poignées de portes et boutons, matériels, et plus largement de tout objet et surface susceptible d’entrer en contact avec les mains.

Organiser l'accueil du public

  • Pour éviter l’afflux de personnes dans les locaux et pouvoir gérer les règles de distanciation, la collectivité peut organiser l’accueil des administrés uniquement sur prise de rendez-vous (téléphonique / physique). L’accueil doit être pensé pour n’avoir qu’un administré en salle d’attente.
  • Des solutions de gel hydro alcoolique pourront être disposées aux entrées des bâtiments et salles d’attente du public. L’affichage des consignes (générales COVID-19 et spécifique Mairie) permettra à chacun de se rappeler les bonnes pratiques fixées par le gouvernement.
  • L’aménagement des locaux d’accueil peut aussi être prévu pour apporter une protection collective et faire respecter la distanciation : mise en place d’un bureau complémentaire devant la borne d’accueil, séparation par une vitre plexiglas, etc. Il convient que chaque personne puisse disposer de 4m² d’espace autour de soi.
  • Définir et afficher à l’entrée des locaux les nouvelles dispositions d’accueil du public avec toutes les informations utiles pour respecter les gestes barrières et limiter les risques sanitaires.
  • Les plages horaires pourront être ajustées pour tenir compte des absences du personnel et des contraintes de continuité de service.
  • L’autorité territoriale doit organiser la circulation de son personnel et des administrés dans les locaux afin de pouvoir garantir la distanciation entre chacun.
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Pour protéger la santé des agents et du public tout en assurant les missions du service public, il convient de mettre en place quelques bonnes pratiques de prévention qui permettront de protéger chacun (agent et administré) du risque de contamination.

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valoriser le sens du travail pour améliorer la QVT
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